LAOS LAOS - JUIN 2010


     
    
Un mois déjà à parcourir le Laos... Un mois déjà, et le temps file... Un mois déjà, il faut quitter le pays, rejoindre le Cambodge. Nous laissons derrière nous les montagnes et les éléphants du nord, les plaines, les plantations de thé et de café du centre et du sud, les 4000 îles et le Mekong. Nous laissons encore chiens laqués, écureuils, et lézards grillés, nous laissons aussi les soupes au groin, gencives et oreilles de porc. Nous laissons le Laap, notre plat préféré. Nous laissons Tee et son équipe de mécaniciens à Paksé. Nous leur laissons nos roulements défectueux. Nous gardons notre essieu. Nous laissons nos amis de route, Marie, Thierry, Gabrielle et Clémentine à Vientiane, Fab et Coco à Luang Prabang. Nous laissons le flegme lao sur les routes du Laos. Nous laissons les serveurs des restaurants buller dans leur hamac. Nous laissons des routes, des pistes et des paysages incroyables.

                         
     
     Et nous, ce mois-ci, c'est Grand-père qui a décidé de nous laisser, de prendre la route. On voulait encore lui dire, si depuis son étoile il nous voit, que les cocotiers du Laos ne ressemblent pas aux cocotiers de Nice. On voulait lui dire notre amour, on voulait lui dire, on voulait lui dire...
Nous sommes le 6 juin 2010, nous roulons au milieu de nulle part quand nous apercevons une cabane, une barrière en bois : la frontière avec le Cambodge...




LAOS LAOS
 - MAI 2010



     Pas de panique, nous sommes bien au Laos, nous sommes toujours heureux et nous avons bien franchi le pont. Sans difficulté d'ailleurs, une fois qu'on a trouvé la bonne personne qui trouve le bon policier qui nous conduit au bon bureau du bon étage dans lequel se trouve le bon douanier qui possède les bons tampons pour valider notre carnet de passage en douane avec la date du jour... D'un point de vue administratif donc, aucun dépaysement. Mais il y a tout le reste. Et le reste a été radical!
Nous avons zigzagué sur la route principale pour rejoindre Luang Prabang, tout au nord du pays. Nous avons évité poids-lourds, chiens, motos, vaches, buffles le tout entre deux nids-de-poules-virages-en-épingle-pente-à-45°. Nous avons parcouru 360 km en 10h, soit un jour et demi de conduite, bonne moyenne. Nous n'avons perdu ni freins, ni direction mais quelques litres de transpiration. On s'est donc accordé une pause de quelques jours chez Fabien et Coralie, un couple qui, l'air de rien, est un peu frappé de la tête (plus que nous, ça rassure!). Il y a un an, ils ont fait France-Laos en 2CV... Et ils sont arrivés.
Une fois libéré des fous du nord, nous avons retrouvé les fous de Vientiane : les Buffard. Voilà 3 ans qu'ils sont partis, avec leurs trois filles, un gros chien, un camping-car et une remorque. Ils ne connaissaient que la France jusque là, et ils ont tout quitté pour rouler autour du monde. Ils font actuellement un break au Laos. Merci Thierry, élu roi de la blague!
Après une dizaine de jours chez les fous, on s'est dit qu'il était temps de reprendre notre rythme fou à nous, un peu moins fous (enfin on croit!). Nous avons tout de suite eu la bonne idée de quitter la route principale ce qui nous amené sur une piste de terre rouge feu qui longeait le Mekong. Pas de pluie ce jour-là, mais le grand bonheur de découvrir, en s'arrêtant pour notre bivouac, comment serait notre camion si l'intérieur était completement rouge. Et ben il serait pas très beau! Tentative de ménage... en vain. Les gens du "village" dans lequel nous sommes rigolent beaucoup. 



                              


Nous roulons toujours vers le sud dans l'idée de rejoindre le Cambodge d'ici une dizaine jours. "Rouler" est un grand mot puisque nous sommes à Paksé pour quelques jours pour une réparation, un petit rien, un petit bruit de rien du tout que j'avais même pas entendu, une broutille... On a failli perdre une roue!

 
 



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