CAMBODGE - En conclusion - JUIN 2010


     Nous avons passé 3 semaines au Cambodge, avons roulé 770 km... Nous voyons d'ici vos têtes, nous entendons déjà les remarques : ça y est, ils en ont marre, ils n'avancent plus avec leur vieux camion, ils font la route buissonnière, quelle idée de partir avec une ruine qui a 40 ans, ils avancent à reculons, c'est pas possible, c'est pas faute de leur avoir dit, blablabli blablabla. Et ben tout faux! Nous avons passé 3 semaines au Cambodge, parce que le Cambodge est un pays génial, parce que nous avons fait 1000 rencontres, parce que nous avons adoré, parce que nous nous y sommes sentis bien, parce que nous avons testé la médecine khmère qui s'est avérée inefficace sur nos corps reticents d'occidentaux, parce que parce que.... Alors merci Chenda, merci Ritthi, Yann, Mama, merci Papaklak, merci Mamaklak, merci les petits pour vos dessins, vos cadeaux, vos fous rires et sourires édentés, merci les suisses en route pour ces quelques heures passées ensemble, merci Angkor pour ce trésor encore préservé.

    
  
    


     Et si jamais nous ne réussissions pas, par ces quelques lignes à vous réconcillier avec l'humanité, parce que les impôts, parce que les retraites, parce que le chômage, parce que les bleus, parce que le temps, parce que tout va mal, parce que tout fout le camp, Alain Rémond (journaliste pour Marianne) a trouvé pour nous, une bonne nouvelle, une nouvelle qui fait qu'on se dit qu'il y a de la place pour l'espoir, une de ces nouvelles qui redonne confiance en l'homme. Cette nouvelle, on pouvait la trouver dans le Parisien et la voici dans toute sa fraîcheur : "Lundi après-midi, on a vu Vanessa Paradis et Diane Kruger disputer une partie de pétanque avec des boules griffées Karl lagerfeld"... Alors, elle est pas belle la vie!


                           
                                                                        CAMBODGE
- JUIN 2010

 

 


     
    
Commençons par le commencement, commençons par les nouvelles importantes, commençons par le fondamental : oui, Julien continue de progresser en anglais. Rien ne l'arrête, ni les faux-amis, ni les verbes irréguliers, ni la grammaire... Comme quoi, il n'y a pas de secret, une langue étrangère, ça se pratique! Et voilà comment ça se pratique. Rithi, chez qui nous vivons à Siam Reap, a préparé un repas khmer, le tout est agrémenté d'une sauce au poivre et au citron. Julien a très envie de dire qu'il adore cet assaisonnement, cette sauce quoi. Et donc, au milieu du repas, il se lance dans un volontaire : "I love your sausage"... Rithi a eu l'air un peu étonné, son mari n'a pas entendu, Mama ne parle pas anglais, les voisins non plus...  Ouf, l'honneur est (presque) sauf! Et moi, je continue de croire à l'importance des séjours linguistiques dès l'âge de 12 ans...
Ceci étant, voilà deux semaines que nous sommes au Cambodge et ce pays nous boulverse. Premier choc du voyage. Nous découvrons des gens incroyables, d'une générosité sans faille, drôles, curieux, ouverts sur le monde et les autres, des gens qui ont envie de se sortir de la merde coûte que coûte, des gens gais et plein d'humour, des gens qui nous accueillent comme si nous faisions partie de la famille depuis toujours, des gens qui nous remuent, des gens qui nous bousculent. Les cambodgiens aiment tout : les étrangers qui parlent de leur pays, les chiens en ragoût (spécialité de Papaclak ci-dessus, sur la photo, la cuisine de son restaurant où l'on ne mange que du chien...), les insectes grillés, les oeufs fécondés, la sieste, les gâteaux roses fluos fourrés au porc et à l'ail, parler des heures tous ensemble, se raconter des blagues, l'imitation de Papaclak par Julien, les poils des occidentaux, les pyjamas années 80, imprimé nounours, qui envahissent le pays et qu'ils portent comme une tenue top fashion pour aller sur le marché ou au resto (celui qui leur a fait croire ça est vraiment très très méchant). Les cambodgiens sont curieux de tout : notre camion, se voir en photo pour la première fois, est-ce qu'il y a des moustiques en France, la carte du monde, notre pays bizarre où nous survivons sans manger de riz 3 fois par jour, le repas français que nous avons fait et qui les a beaucoup fait rire, le ricard, le vin et j'en passe. Et au milieu de tout ça, il y a Angkor qui transcende. Il y a Angkor incroyable. Il y a Angkor fou. Il y a Angkor où nous avons passé 3 jours magiques. 


    

 
 



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